Bars d’hôtels : après le concert, les jam-sessions
Du Negresco à l’Abela et du Juana aux bars monégasques, les hôtels ont formé une seconde scène du jazz azuréen, intime et souvent sans programme.
Riviera Jazz Club
Riviera Jazz Club rassemble, vérifie, documente et met en ligne les archives qui racontent plus d’un siècle de jazz sur la Côte d’Azur.Dès les années 1910, les premiers orchestres syncopés résonnent dans les palaces, les casinos, les hôtels et les lieux de fête de la Riviera. De Nice à Cannes, d’Antibes Juan-les-Pins à Monaco, le jazz devient une composante de l’identité culturelle du territoire : une musique de circulation, de rencontres et de liberté.Affiches, photographies, programmes, enregistrements, livres, témoignages et récits permettent de relier les artistes, les lieux, les festivals et les époques.
Du Negresco à l’Abela et du Juana aux bars monégasques, les hôtels ont formé une seconde scène du jazz azuréen, intime et souvent sans programme.
À Monte-Carlo, l’Hôtel de Paris et sa Salle Empire racontent la rencontre entre orchestres, luxe international et culture nocturne de la Riviera.
Avant la création de Jazz à Juan, Scott et Zelda Fitzgerald faisaient déjà des nuits de la Villa Saint-Louis une incarnation de la Jazz Age sur la Riviera.
Au Provençal, palace emblématique de Juan-les-Pins, Ella Fitzgerald aurait ouvert une fenêtre pour chanter aux personnes rassemblées dans la rue.
Depuis les débuts de Jazz à Juan, l’Hôtel Juana accueille les artistes et prolonge les nuits du festival dans son bar, entre rencontres et jam-sessions.
En 1948, la soirée de clôture du premier festival de jazz de Nice se prolonge au Negresco par une jam-session restée dans l’histoire.
Au retour des concerts de Cimiez, l’ancien Beach Regency–Hôtel Abela devenait le refuge nocturne des musiciens et le théâtre de jam-sessions restées légendaires.
Sur la promenade des Anglais, le Palais de la Méditerranée fut l’un des grands théâtres de la vie nocturne niçoise, entre orchestres, galas et rendez-vous de jazz.
Avec Bernard Weidmann, c’est la continuité d’un engagement en faveur du jazz azuréen qui prend place dans notre série.
Né à Cannes et éveillé au jazz à Nice pendant les années de guerre, Claude Bolling a porté le swing français vers le cinéma, le big band et les scènes du monde entier.